Selon un rapport de la Société canadienne d’hypothèques
et de logement (1991) :
« En 1987, 277 personnes ont trouvé la mort dans des
incendies survenus dans des résidences uni- et bifamiliales au Canada – la
majorité d’entre elles dans des maisons bâties avant 1980….
En fait, comme le nombre total de maisons a augmenté,
ce chiffre indique une baisse des décès par le feu - 4,5 % par
100 000 maisons en 1987, au lieu de
7,9 % en 1980. Il existe plusieurs explications à cette amélioration de la
sécurité, …mais on s’entend généralement pour dire que la principale raison
a été l’arrivée sur le marché des détecteurs de fumée intégrés à piles, bon
marché.
Les maisons neuves qui, aux termes des codes du
bâtiment, doivent impérativement être équipées de détecteurs de fumée
intégrés depuis le début des années 1980, sont beaucoup plus sécuritaires
(le taux de décès estimé est de 1,4 par 100 000) comparées au parc
immobilier général. » (Traduction libre)
1980 – Taux de mortalité par le feu en Ontario - 30,8
par million de personnes.
1990 – Selon un sondage de Statistique Canada, 85 % des
maisons sont équipées de détecteurs de fumée.
1990 – Taux de mortalité par le feu en Ontario - 14,4
par million de personnes.
1996 – Selon un sondage du Conseil canadien de la
sécurité, 95 % des maisons canadiennes sont équipées de détecteurs de fumée.
1996 – Taux de mortalité par le feu en Ontario – 11,6
soit une baisse de 62 % par rapport à 1980.
2005 – Taux de mortalité par le feu en Ontario – 6,9
soit une baisse de 41 % par rapport à 1996.
On a demandé aux services d’incendie de faire un rapport
sur la présence et le fonctionnement des détecteurs de fumée et des
dispositifs d’extinction des incendies au cours de chacune de leurs
interventions.