Le point sur les détecteurs de fumée dans les
incendies domestiques en Ontario de 2006 à 2010.
Révisé : Octobre 2011
Selon un rapport de la Société canadienne
d’hypothèques et de logement (1991) :
« En 1987, 277 personnes ont trouvé la mort dans des
incendies survenus dans des résidences uni- et
bifamiliales au Canada – la majorité d’entre elles
dans des maisons bâties avant 1980…. En fait, comme
le nombre total de maisons a augmenté, ce chiffre
indique une baisse des décès par le feu - 4,5 % par
100 000 maisons en 1987, au lieu de 7,9 % en 1980.
Il existe plusieurs explications à cette
amélioration de la sécurité, …mais on s’entend
généralement pour dire que la principale raison a
été l’arrivée sur le marché des détecteurs de fumée
intégrés à piles, bon marché. Les maisons neuves
qui, aux termes des codes du bâtiment, doivent
impérativement être équipées de détecteurs de fumée
intégrés depuis le début des années 1980, sont
beaucoup plus sécuritaires (le taux de décès estimé
est de 1,4 par 100 000) comparées au parc immobilier
général. » (Traduction libre)
1980 – Taux de mortalité par le feu en Ontario -
30,8 par million de personnes.
1990 – Selon un sondage de Statistique Canada, 85 %
des maisons sont équipées de détecteurs de fumée.
11990 – Taux de mortalité par le feu en Ontario -
14,4 par million de personnes.
1996 – Selon un sondage du Conseil canadien de la
sécurité, 95 % des maisons canadiennes sont équipées
de détecteurs de fumée. br />
11996 – Taux de mortalité par le feu en Ontario –
11,6 soit une baisse de 62 % par rapport à 1980.
2005 – Taux de mortalité par le feu en Ontario –
6,9 soit une baisse de 41 % par rapport à 1996.
On a demandé aux services d’incendie de faire un
rapport sur la présence et le fonctionnement des
détecteurs de fumée et des dispositifs d’extinction
des incendies au cours de chacune de leurs
interventions.
Détecteur de fumée en place, on ne sait pas s'il
a fonctionné: 43 %
Incidents où il y avait la présence du détecteur
de fumée indéterminé: 17 %
L’alarme du détecteur de fumée ne s’est pas
déclenchée dans 32 % des incendies domestiques.
Dans 15 % des cas, les détecteurs n’ont pas
fonctionné et 17 % des logements n’avaient pas
de détecteurs de fumée.
Incidents où il y avait un détecteur de fumée
qui n’a pas fonctionné :
5 % n’ont pas fonctionné faute de piles ou de
courant.
6 % n’ont pas fonctionné parce qu’ils étaient
hors de la zone où l’incendie s’est déclaré.
Moins de 1 %: possible défaillance de
l’appareil, installation défectueuse, appareil
saboté (vandalisme)
1 % diverses autres raisons expliquant la
défaillance
2 % on n’a pas pu déterminer s’il y a eu
défaillance.

Les données non rapportées/indéterminées ne figurent pas sur ce graphique.
La présence et le fonctionnement des
détecteurs de fumée sont demeurés inchangés au
cours des 5 dernières années : Dans 53 % (2010)
des incendies, le détecteur de fumée a
fonctionné.
Dans 8 % (2010) des cas, un détecteur de fumée
était en place, mais on ne sait pas s’il a
fonctionné.
Dans 19 % (2010) des cas, le détecteur n’a pas
fonctionné.
Dans 20 % (2010) des incendies, il n’y avait pas
de détecteur de fumée.

*Ne sont pas inclus les incendies criminels.
Dans 33 % des incendies domestiques mortels
qui auraient pu être évités, l’alarme ne s’est
pas déclenchée (Dans 15 % des cas, il n’y avait
pas de détecteur de fumée, et dans 18 % des cas,
le détecteur de fumée n’a pas fonctionné.)
Dans 29 % de ces incendies, il y avait un
détecteur de fumée qui a fonctionné.
Dans 8 % de ces incendies, il y avait un
détecteur de fumée, mais on n’a pas pu établir
s’il a fonctionné.
On n’a pas pu établir s’il y avait un détecteur
de fumée dans 30 % des incendies mortels en
raison de l’importance des dégâts.

*Ne sont pas inclus les incendies criminels.
Dans les incendies mortels où le détecteur
de fumée n’a pas fonctionné, 41 % n’étaient pas
reliés au courant (pas de pile 27 %, pile
déchargée 14%).
Dans 25 % des cas, le détecteur se trouvait hors
de la zone de fumée/de feu.
