Le Bureau du commissaire des incendies (BCI) a une base de données chronologiques contenant les rapports que lui remettent les services d’incendie sur chacune de leurs interventions. Les services d’incendie municipaux rendent compte au BCI de chacune de leurs interventions (qu’il s’agisse ou non d’incendies). Ces données sont classées dans une base de données datant de 1983. Ces données peuvent interprétées de nombreuses façons - par province, par municipalité, chronologiquement, par types d’établissements, par sources de feu, et même par blessures et décès.
Ce sommaire contient de l’information sur les pertes
par le feu subies en Ontario, les incendies ayant
entrainé des blessures, la mort ou une perte
financière, pour la période allant de 2006 à 2010.
L’examen des tendances chronologiques apporte un
complément d’informations sur l’importance de
l’éducation et des mesures de prévention dans la
lutte contre les incendies. Le BCI a mené plusieurs
études pluriannuelles sur la cause, le moment et le
lieu où surviennent les incendies.
Révisé : Octobre 2011
*Incendies ayant entraîné des blessures, un décès ou une perte financière.
Le graphique indique que le nombre total d’incendies signalés est en baisse et ce, alors que le taux de population et le nombre de bâtiments augmentent. Cela ne veut pas dire qu’il y ait moins de rapports. De 2006 à 2010, le nombre total d’interventions ayant fait l’objet d’un rapport - qu’il s’agisse ou non d’incendies - a augmenté de 2 %, passant de 471 745 incidents en 2006 à 482 616 en 2010.
Par perte par le feu, on entend tout incident où l’on a signalé des blessures, un décès ou une perte financière. Toutes les pertes par le feu signalées ont diminué, passant de 13 733 en 2006 à 12 894 en 2010, soit une baisse de 7 %. Les incendies survenus dans des bâtiments représentent environ 63 % (2010) du nombre total des incendies ayant entraîné des pertes. Ce type d’incendies est en baisse. Le graphique indique une baisse totale de 4 %, nous sommes passés de 8 368 en 2006 à 8 037 en 2010, soit une baisse de 4 %. Les incendies domestiques représentent près de 73 % (2010) des pertes dues au feu dans des bâtiments. Ils ont également diminué, passant de 5 867 en 2006 à 5 834 en 2010, soit une baisse de 1 %.

De 2006 à 2010, 67 028 incendies ayant entraîné des
pertes ont été signalés au BCI.
44 % de ces incendies se sont produits dans des
bâtiments résidentiels.
28 % se sont produits dans des véhicules.
15 % dans des bâtiments/biens non répertoriés dans
le Code du bâtiment de l’Ontario –ce chiffre
comprend de nombreux types de biens qui ne sont pas
des bâtiments (tels que terrains, entrepôts de plein
air), mais aussi des bâtiments (tels qu’étables et
stations météorologiques).
5 % des pertes par le feu sont survenues dans des
établissements industriels.
4 % dans des établissements de réunion 2 % dans des
établissements commerciaux.
2 % dans des établissements d’affaires et de
services personnels.
1 % dans des établissements institutionnels.
La répartition des incendies par type se maintient
depuis de nombreuses années.

Les incendies domestiques représentent 72 % de
toutes les pertes par le feu survenues dans des
bâtiments.
Établissements industriels – 8 % des pertes par
le feu.
Établissements de réunion – 5 %
Biens non répertoriés dans le Code du bâtiment
de l’Ontario – 7 %. Établissements commerciaux –
4 %.
Établissements d’affaires et de services
personnels – 3 %.
Établissements institutionnels – 1 %.
La répartition des incendies par type de biens
se maintient depuis de nombreuses années.

Dans 12 % des incendies survenus dans des bâtiments, on a soupçonné un incendie criminel ou un acte de vandalisme.
Entre 2006 et 2010, les sources de feu en cause
dans les autres incendies survenus dans des
bâtiments étaient les suivants :
17 % appareils de cuisson.
9 % appareils de chauffage/climatisation 9 %
matériel de distribution électrique – câblage.
9 % divers, comprennent les incendies
communiqués par rayonnement, les causes
naturelles, les réactions chimiques.
7 % cigarettes.
5 % appareils électroménagers.
4 % autres outils à flamme nue, à l’exclusion
des allumettes, briquets.
2 % bougies 2 % appareils d’éclairage, à
l’exclusion des bougies.
1 % allumettes ou briquets (à l’exclusion des
incendies criminels).
1 % matériel de traitement.
19% indéterminés.

À l’exclusion des incendies criminels et indéterminés
En comparant le nombre moyen de décès par le feu par source de feu sur la période de 5 ans allant de 2001 à 2005 avec la période de 5 ans allant de 2006 à 2010, on constate que les incendies déclenchés par les appareils de cuisson, les appareils de chauffage/climatisation, les Câblage électrique, prises de courant, etc. et les appareils électroménagers.
Appareils de cuisson - 2006-2010 1 447
incendies par an, soit une baisse de 8 %.
Appareils de chauffage/climatisation -
2006-2010 747 incendies par an, soit une
baisse de 23 %.
Câblage électrique, prises de courant, etc.-
2006-2010 755 incendies par an, soit une
baisse de 14 %.
Cigarettes - 2006-2010 555 incendies par an
Appareils électroménagers - 2006-2010
376 incendies par an, soit une baisse de 8 %.

À l’exclusion des incendies criminels.
De 2006 à 2010, il n'ya pas de tendance discernable
dans le nombre d'incendies allumés par la structure
de matériel de cuisine.
La plupart de ces incendies surviennent dans des
bâtiments résidentiels – en 2010 - 91 %.
Le nombre des blessures varie d’année en année, de
199 en 2006 à 208 en 2010.
Le nombre de décès dans des incendies déclenchés par
des appareils de cuisson varie d’année en année, de
4 à 13.
Sachant qu’un seul incendie peut causer plusieurs
décès, il est difficile de déceler une tendance à
partir d’un nombre peu élevé de décès.

À l’exclusion des incendies criminels.
Les appareils de chauffage et des installations
électriques sont d’importantes sources d’incendies
domestiques.
On note une baisse des incendies déclenchés par des
appareils de chauffage, on est passé de
733 incendies signalés en 2006 à 701 en 2010, soit
une baisse de 4 %.
Les incendies domestiques représentent 84 % (2010)
de ces incendies.
De 2006 à 2010, il n'ya pas de tendance discernable
dans le nombre d'incendies allumés par la structure
de matériel de chauffage.
Le nombre de décès a varié d’une année à l’autre,
passant de 0 à 4 entre 2006 et 2010.
Sachant qu’un seul incendie peut causer plusieurs
décès, il est difficile de déceler une véritable
tendance à partir d’un nombre peu élevé de décès.

À l’exclusion des incendies criminels.
67 % (de 2010) des incendies causés par des
installations électriques surviennent dans des
bâtiments résidentiels, la plupart des blessures et
la presque totalité des décès imputables à des
incendies déclenchés par des installations
électriques surviennent au domicile.
De 2006 à 2010, le nombre d’incendies déclenchés par
des installations électriques a diminué, passant de
755 à 703, soit une baisse de 7 %.
De 2007 à 2010, Le nombre de blessures n’indiquent
aucune tendance, allant de 29 en 2006 à 52 en 2009 .
Les décès se chiffraient à 6 en 2007, et 0 en 2010.
Sachant qu’un seul incendie peut causer plusieurs
décès, il est difficile de déceler une tendance à
partir d’un nombre peu élevé de décès.

À l’exclusion des incendies criminels.
Jusqu’à 2004, le nombre d’incendies causés par des articles pour fumeurs allumés était à la baisse. Après 2004, cette tendance a changé et est devenu à la hausse. Le nombre d’incendies causés par des articles pour fumeurs allumés en 2006 (531) a augmenté de 18 pour cent en 2007 (656).
De 2008 à 2010 il n'ya pas de tendance discernable dans le nombre d'incendies allumés par la structure des matériaux de fumer. En 2010, 90 pour cent des incendies causés par des articles pour fumeurs allumés ont eu lieu à la maison. Le nombre de blessures rapportés dans les incendies allumés par des cigarettes a augmenté depuis 2008. Les cigarettes allumées sont la source d’inflammation principale des incendies mortels. Fumeurs Lit matériaux-cigarettes, sont la source d'inflammation numéro un au incendies mortels.
Le nombre de décès dans des incendies causés par des articles pour fumeurs allumés a baissé de 30 décès en 1996 à 14 décès en 2002. Cette différence représente une tendance à la baisse importante. En 2006, 2007, 2008, il y eut 17 décès, 21 décès et 19 décès respectivement. En 2009 il y eut 12 décès et en 2010, 21. Toutefois il est impossible de dire si la tendance a changé car, avec le petit nombre d’incendies, un incendie causant des décès multiples peut créer des variations qui ne sont pas indicatives d’une tendance.

À l’exclusion des incendies criminels.
Les incendies déclenchés allumés par des appareils
électroménagers ont baissé de 10% de 2006 à 2010.
En 2010, 80 % des incendies déclenchés par des
appareils électroménagers se sont produits au
domicile.
Le nombre d'accidents rapportés dans les incendies
allumés par les appareils a varié allant d'un
maximum de 30 à un minimum de 10. Aucune tendance
est évidente.
On a enregistré un seul ou aucun décès dans ce type
d’incendies entre 2006 et 2010.

À l’exclusion des incendies criminels.
Le nombre d’incendies causés par des bougies
est peu élevé, c’est toutefois la seule source
de feu où l’on a noté une augmentation
jusqu’en 2003. En 1995, on a recensé 206
incendies causés par des bougies. En 2003, ils
étaient passés à 316, soit une hausse de 54 %
alors que les autres sources de feu étaient en
baisse. En 2004, ce type d’incendies avait
diminué et continue d’être en baisse, passant
à 156 en 2010. Depuis 2006, les incendies causés
par des bougies ont diminué de 22 %.
Il n'ya pas de tendance dans le nombre de
blessures par le feu ou des décès.
Les incendies causés par des bougies sont plus
nombreux que les incendies qui auraient pu être
évités et qui sont dus aux allumettes et aux
briquets (hors incendies criminels).

À l’exclusion des incendies criminels.
Les incendies criminels représentent 64 % (2010) des
incendies causés par des allumettes ou des briquets
(ils ne sont pas inclus dans ce graphique).
Le nombre d’incendies de ce type a diminué de 38 %,
passant de 226 en 1996 à 140 en 2002, et le nombre
d’incendies a diminué de 9 %, passant de 111 en 2006
à 101 en 2010 mais le nombre d'incendies a varié
année à l'autre donc il n'y a réellement aucune
tendance discernable.
Il n'ya pas de tendance dans les blessures.
Le nombre de décès dans des incendies qui ont été
causés par des allumettes ou des briquets et qui
auraient pu être évités est variable, il n’indique
aucune tendance, passant de 10 à 1 décès, et varie
d’une année à l’autre.
