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Introduction

La mise en oeuvre du programme Sécurité en tout temps® : Les blessures non intentionnelles est une entreprise majeure pour toute communauté, quelles que soient sa grandeur ou ses ressources. Sa réussite exige un solide travail, l’appui d’organisations et d’organismes communautaires oeuvrant à la prévention des blessures chez les enfants, et plus encore la persévérance de tous les participants.

Assurer le succès de Sécurité en tout temps, ce n’est pas simplement mettre le programme en place dans les écoles locales. C’est changer la façon dont la communauté toute entière perçoit les blessures chez les enfants. Pour la plupart des communautés, ceci représente un changement de valeurs personnelles, organisationnelles et communautaires.

Bien sûr, votre projet présentera de nombreux défis. Mais il y aura des satisfactions – la satisfaction de savoir que moins d’enfants sont victimes de blessures grâce à vos efforts, la satisfaction de savoir que votre communauté est plus sécuritaire parce que votre coalition a accepté une position de leader face à une question essentielle de santé, et la satisfaction de travailler avec des personnes dévouées qui défendent avec conviction la cause de la prévention des blessures chez les enfants.

Si vous lisez ce manuel, c’est parce que vous avez choisi d’être un leader de Sécurité en tout temps. À ce titre, vous vous engagez à réduire les blessures non intentionnelles chez les enfants, vous êtes intéressé à mobiliser les membres de votre communauté et à promouvoir le programme Sécurité en tout temps dans vos écoles locales. Les conseils suivants vous aideront à tirer mieux parti de ce Guide de leadership:
  • Familiarisez-vous avec le programme Sécurité en tout temps et lisez ce manuel au complet avant de passer à la première étape. Avant même de former une coalition, vous devez déterminer votre but. Et vous devez avoir ce but en tête quand vous commencez votre travail.
  • Évaluez les progrès de votre coalition à chacune des étapes. Grâce à ce processus constant d’évaluation, vous pourrez vous assurer que les étapes appropriées sont suivies et que vous continuez de « faire bonne route ». Il est beaucoup plus facile de procéder à des modifications mineures durant le projet qu’en fin de parcours.
  • Si vous vous trouvez confronté à un problème que vous ne pouvez pas résoudre, faites immédiatement appel à l’aide de votre communauté. Comme vous le découvrirez, d’autres organisations locales ont probablement un intérêt direct pour la prévention des blessures chez les enfants. Les blessures chez les enfants sont véritablement un problème de communauté : la solution doit donc venir de la communauté.
  • L’un de vos appuis majeurs vous viendra d’autres défenseurs de la prévention des blessures qui ont déjà mis en oeuvre Sécurité en tout temps. Pour vous procurer une liste des utilisateurs de Sécurité en tout temps dans votre région, adressez-vous au Bureau du prévôt des incendies ou au Bureau du commissaire des incendies, dans votre province ou territoire.
  • Formez tous les membres de votre coalition aux grands principes et à la philosophie de ce projet. Les membres de votre coalition vont se faire les défenseurs et les champions de Sécurité en tout temps auprès de votre communauté. Pour réussir, ils doivent comprendre les concepts utilisés.
  • Assurez-vous que tous les membres de votre coalition et tous les autres participants à Sécurité en tout temps comprennent clairement leur rôle et les attentes auxquelles ils devront répondre.
  • En tant que leader de votre coalition, votre rôle sera surtout de donner une vision au projet, d’obtenir la participation de personnes dotées de compétences ou de ressources particulières, et de catalyser l’action.
Les coalitions qui ont le plus de succès sont celles qui sont dirigées par un tout petit nombre de leaders, qui font « démarrer » le projet. Il faut bien comprendre que le succès exigera un investissement de temps considérable de la part des « travailleurs » qui se sont engagés dans votre coalition communautaire.

Enfin, sachez que vous n’êtes pas seul dans votre entreprise. La cause de la prévention des blessures chez les enfants gagne de l’élan dans toute l’Amérique du Nord. Des gens comme vous reprennent le flambeau et s’engagent à mettre fin à cette terrible tragédie dans leur communauté. Vous et votre coalition pouvez réussir, et vous allez réussir. En choisissant Sécurité en tout temps, vous avez fait le premier pas vers cette réussite. Vous pouvez maintenant commencer à en apprendre plus sur les blessures chez les enfants et sur Sécurité en tout temps.

Pourquoi Sécurité en tout temps®?

La première question qui se pose est la suivante : « Pourquoi utiliser un outil éducatif dans un projet communautaire de prévention des blessures chez les enfants? » Pour y répondre, le mieux est de considerer la nature du problème. Les blessures chez les enfants ne sont pas « accidentelles » – elles sont prévisibles et évitables. C’est là une philosophie clée de la prévention des blessures, et c’est la raison capitale d’utiliser un outil éducatif.

Comme un enfant peut se blesser par suite de son comportement, l’un des buts est de modifier son comportement pour éviter ou minimiser les blessures. En faisant participer les enfants à un programme éducatif centré sur les comportements sécuritaires, on les aide à avoir les renseignements et les attitudes nécessaires pour gérer les risques, en faisant des choix judicieux. Ceci paraît simple. Mais pour que ce processus marche, il est essentiel que les enfants commencent leur éducation dès le plus jeune âge et qu’ils la poursuivent durant toute leur adolescence. Leur éducation doit se faire de manière continue, pas « ici et là, de temps en temps ». Les messages de prévention doivent être répétés, tout au long des années.

Soulignons que l’éducation, à elle seule, ne suffit pas. D’autres solutions doivent venir la compléter. Ainsi, il faut penser à changer l’environnement où les enfants vivent et jouent, par exemple en rendant les terrains de jeu plus sécuritaires, en installant des régulateurs d’eau chaude à domicile, en posant des détecteurs de fumée et en vérifiant leur bonne marche. Les enfants ont aussi besoin de modèles qui peuvent montrer l’exemple et qui peuvent apporter des changements de comportements dans les familles et dans la communauté.

Changer l’environnement social ou physique est un élément critique de la formule globale de prévention des blessures chez les enfants. Mais la plupart des changements environnementaux requièrent une intervention humaine. Souvent, ceci exige une action de la part de l’enfant (p. ex., porter un casque protecteur de cycliste ou un vêtement de flottaison individuel). Apprendre à faire des choix positifs se fait par l’éducation. Certes, le processus de prévention des blessures chez les enfants comprend de nombreux éléments, mais c’est le recours efficace à l’éducation qui fait leur cohésion. C’est pourquoi l’éducation mérite une attention spéciale de la part des coalitions de prévention des blessures, des enseignants, des administrateurs d’écoles, des professionnels de la santé, des ministres de l’Éducation et de la Santé, des parents ou des tuteurs, et des autres membres de la communauté.

L’un des autres points clés qui fait la valeur de l’éducation est lié à la nature du comportement des enfants (et des adultes, à vrai dire). Face à toute situation, notre comportement résulte de nos attitudes et de nos croyances. Ainsi, quand on croit fermement qu’il faut dire la vérité, on est plus enclin à être sincère dans ses conversations et ses rapports.

Il en va de même pour les blessures. Le comportement de chacun et chacune dépend de ses attitudes (ou de ses valeurs personnelles) sur la sécurité et sur le mieux-être. Si quelqu’un prône la sécurité, il sera plus porté à agir de manière sécuritaire dans des situations à risques. Et si les enfants ont à coeur la sécurité, ils accepteront mieux de porter un casque protecteur de cycliste ou de traverser une rue au passage pour piétons. Bien sûr, les enfants doivent savoir ce qu’est un comportement sécuritaire et comprendre comment éviter ou gérer les risques. En quoi est-ce que tout ceci se rapporte à un programme éducatif de prévention des blessures chez les enfants, comme Sécurité en tout temps? En tout! Les psychologues croient que nous avons acquis nos attitudes fondamentales et nos valeurs personnelles dès l’âge de 10 ans – soit dès la 5e ou 6e année! En intégrant les enfants à un programme éducatif complet de prévention des blessures dès le plus jeune âge et en continuant de les y faire participer durant leurs années de formation, on peut façonner leurs attitudes et leurs valeurs face à la santé et au mieux-être. Sécurité en tout temps peut atteindre ce but dans chaque communauté en Amérique du Nord.

Qu’est-ce qui fait la qualité d’un programme éducatif de prévention des blessures?

  • Le programme devrait être offert en milieu scolaire. Les écoles offrent un cadre unique pour transmettre des messages de prévention des blessures aux enfants. En Amérique du Nord, la majorité des tout-petits vont à la maternelle ou au jardin d’enfants durant au moins une partie de la semaine. Pour les enfants plus âgés, l’école est le lieu de prédilection où les éducateurs en prévention des blessures peuvent les joindre. De plus, l’école est un environnement propice à l’apprentissage – ce qui n’est pas le cas d’un centre communautaire ou d’une station de pompiers.
  • Il doit être facile à utiliser. S’il est complexe, difficile à comprendre, ou s’il exige beaucoup de temps de préparation, le personnel enseignant ne l’utilisera pas régulièrement.
  • Il doit être adapté au stade de développement des enfants, aussi bien par ses méthodes pédagogiques que par ses activités. De plus, ses messages de prévention des blessures doivent correspondre aux risques auxquels les enfants sont exposés à ce stade de leur vie.
  • Il doit engager l’enfant dans un processus actif d’apprentissage par l’expérience. Le processus d’apprentissage doit donner à l’enfant la possibilité de pratiquer les comportements de prévention des blessures. De plus, l’enfant doit pouvoir assumer le rôle de « décideur » face à diverses options. Enfin, le programme doit proposer des modèles de comportements appropriés, aussi bien sur le plan de la philosophie que de l’action.
  • Il doit assurer un « lien » entre la salle de classe et le domicile de l’enfant. Étant donné qu’un enfant a des possibilités restreintes de changer son environnement au foyer, ses parents ou tuteurs doivent prendre connaissance du problème des blessures et des mesures de prévention.
  • Il doit encourager toute la communauté à participer au processus éducatif de prévention des blessures. Les blessures chez les enfants, ce n’est pas simplement le problème de l’école, ni celui des parents ou tuteurs, ni même celui des professionnels de la prévention des blessures – c’est le problème de la communauté tout entière.
  • Il doit encourager ouvertement et délibérément la promotion des valeurs appropriées de sécurité et de mieux-être. Pour inciter les enfants à éviter les comportements à risques, il faut leur inculquer ces valeurs quand ils sont jeunes. On ne peut pas s’en remettre à la chance, il faut agir.
  • Il doit être ludique, aussi bien pour l’enfant que pour l’enseignante ou l’enseignant. Si l’enseignement de la prévention des blessures tient du jeu, l’enseignante ou l’enseignant sera plus disposée à utiliser le curriculum et l’enfant sera plus réceptif à ses messages et valeurs.
Les questions les plus fréquemment posées, données ci-dessous, montrent l’envergure du problème des blessures chez les enfants en Amérique du Nord et indiquent pourquoi Sécurité en tout temps est le meilleur programme éducatif de prévention.

Q : Les blessures évitables chez les enfants posent-elles vraiment un problème?

R : Les blessures évitables chez les enfants sont bien plus qu’un problème en Amérique du Nord – elles sont épidémiques! Au Canada :
  • les blessures non intentionnelles constituent la cause majeure d’incapacités et de décès parmi les enfants;
  • chaque année, les enfants meurent en plus grand nombre de blessures que de toutes les maladies infantiles prises globalement;
  • en 2001, 286 enfants de un an à 14 ans sont morts par suite de blessures non intentionnelles; ce total représente presque un tiers de tous les décès pour ce groupe d’âge (Source : Statistique Canada, données sur la mortalité, 2001 );
  • les blessures sont aussi une des causes premières d’hospitalisation – et provoquent des douleurs et des souffrances incommensurables chez les enfants et leurs familles;
  • les chutes non intentionnelles sont la cause majeure d’hospitalisation pour blessures non intentionnelles parmi les enfants, suivies par les collisions de véhicules motorisés;
  • chaque année, près de 40 000 enfants et adolescents doivent aller aux services d’urgence des hôpitaux par suite de blessures subies à domicile;
  • le fardeau économique attribuable aux blessures non intentionnelles pour les gens de tout âge se chiffre à 8,7 milliards de dollars. Source : Santé Canada, 1997
Voici certains faits sur les types de blessures les plus courants chez les enfants. Chacun de ces types de blessures est couvert par le programme Sécurité en tout temps.

Blessures dues aux collisions de véhicules motorisés

Au Canada, en 2001, 139 enfants de 14 ans et moins sont morts dans des collisions de véhicules motorisés et 16 830 enfants de ce groupe d’âge ont été blessés.
Source : Transports Canada, Statistiques sur les collisions de la route au Canada, 2001

Blessures dues aux incendies et aux brûlures

Chaque année au Canada, environ 1300 incendies sont déclenchés par des enfants qui jouent avec des briquets ou des allumettes. Ces incendies causent en moyenne 20 décès, 150 brûlures, et entraînent des dommages matériels de 14 millions de dollars.
Source : Bureau de la sécurité des produits, Direction générale de la protection de la santé, Santé Canada

Chaque année au Canada, 9000 enfants (donnée estimative) doivent se rendre aux services d’urgence d’un hôpital parce qu’ils se sont brûlés, et près de la moitié d’entre eux (soit 4300 enfants selon les estimations) ont été échaudés par des liquides bouillants.
Source : SécuriJeunes Canada, mai 2001

Blessures dues aux étouffements, aux suffocations et aux strangulations

En l’an 2000, 23 enfants de un an à 14 ans sont morts au Canada par suite d’étouffements, de suffocations et de strangulations non intentionnelles.
Source : Statistique Canada, Statistiques canadiennes de l’état civil, Catalogue no 84-208XIE, 2000

Blessures dues aux intoxications

Les intoxications non intentionnelles ont été la cause de presque toutes les hospitalisations pour intoxication parmi les enfants de moins de 10 ans, pour la période allant du 1er avril 1999 au 31 mars 2000 (95 % de 1415 admissions). Parmi ces cas, on constate le plus grand nombre d’intoxications chez les enfants de un à quatre ans (1134 hospitalisations sur 1415).

Les médicaments étaient la cause typique d’intoxication pour ce groupe d’âge (782).

Les autres causes comprenaient :
  • les produits dérivés du pétrole (70)
  • les produits corrosifs et caustiques (41)
  • les produits de nettoyage, les produits à lustrer et les peintures (38)
  • les produits chimiques agricoles et horticoles (38)
  • les denrées alimentaires et les plantes vénéneuses (32)
  • les boissons alcoolisées (30)
Source : Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), Bulletin analytique du Registre national des traumatismes : Hospitalisations par suite d’empoisonnements au Canada, 1999-2000, Toronto (Ontario), ICIS 2002 (Ces statistiques ne comprennent pas les innombrables cas d’enfants qui ne sont pas hospitalisés, mais qui doivent se rendre aux urgences ou chez un médecin à la suite d’une intoxication, au Canada.)

Blessures dues aux chutes

Au Canada, comme dans le reste du monde, les chutes non intentionnelles sont la cause première des hospitalisations des enfants et des adolescents blessés. Selon l’étude « Le fardeau économique des blessures non intentionnelles au Canada », ces blessures coûtent 630 millions de dollars aux Canadiens, chaque année.
Source : Le fardeau économique des blessures non intentionnelles au Canada, SAUVE-QUI-PENSE, 1998

Les données sur les blessures indiquent clairement que l’équipement aux terrains de jeu reste la cause première des blessures graves parmi les enfants au Canada. Santé Canada estime qu’environ 28 500 enfants de moins de 15 ans doivent être soignés chaque année dans les services d’urgence des hôpitaux pour des blessures liées à l’équipement aux terrains de jeu. Les chutes, généralement au sol, sous l’équipement, représentent environ 75 % de ces blessures.
Source : Santé Canada / SécuriJeunes Canada

Blessures dues aux armes à feu

Selon un sondage effectué par les Centres de contrôle des maladies dans 26 pays où les habitants ont un revenu moyen à élevé, le Canada vient au 5e rang parmi les pays industrialisés pour le nombre d’enfants de moins de 14 ans tués avec des fusils, tout de suite après les États-Unis, la Finlande, l’Irlande du Nord et Israël.
Source : Centers for Disease Control and Prevention. « Rates of Homicide, Suicide and Firearm – Related Death Among Children – 26 industrialized countries. » MMWR, Vol. 46, no 5

Selon certaines estimations, la fréquence des blessures non-mortelles dues aux armes à feu est de 10 à 13 fois celle des blessures mortelles, ce rapport variant considérablement selon les différentes régions du pays. Les armes d’épaule sont plus souvent cause de blessures non intentionnelles que les armes de poing. Les victimes sont fréquemment des enfants et des adolescents, et le plus souvent, les blessures sont causées par des enfants qui jouent avec des armes à feu.
Source : Ministère de la Justice Canada – International Centre for Criminal Law Reform and Criminal Justice Policy, 1998

Blessures des cyclistes et des piétons

Chaque année au Canada, plus de 60 enfants trouvent la mort suite à une chute ou une collision de bicyclettes, la plupart par suite de lésions cérébrales. Plus de 5000 enfants sont gravement blessés.
Source : The Newfoundland Brain Injury Association

Selon SécuriJeunes Canada, environ 115 enfants meurent et près de 1800 enfants et adolescents sont hospitalisés chaque année au Canada par suite de blessures subies alors qu’ils se déplaçaient à pied. Le taux des décès et des hospitalisations est plus élevé pour les enfants de cinq à neuf ans que pour tout autre groupe d’âge.

Blessures dues à l’eau

La noyade vient en seconde place parmi les causes évitables de décès chez les enfants de moins de 10 ans. Chez les enfants et les adolescents de zéro à 19 ans, 27 % des noyades surviennent parmi les tout-petits de un à quatre ans, 22 % chez les enfants de cinq à neuf ans, et 14 % chez les enfants de 10 à 14 ans. Les tout-petits ont tendance à se noyer en tombant dans une piscine ou dans un plan d’eau naturel; les cinq à neuf ans en tombant dans l’eau, en nageant ou en pataugeant; les 10 à 14 ans en tombant dans l’eau ou en nageant.

Questions et réponses

Q : Les blessures ne font-elles pas tout simplement partie de l’enfance?

R : Se faire quelques bosses et quelques bleus est inévitable quand on vit une enfance normale et saine. Mais la plupart des blessures graves sont évitables. Les collisions de la route, les noyades, les incendies, les brûlures causés par des liquides bouillants, les étouffements, les empoisonnements et les chutes ne sont pas des « accidents » dus au hasard – tous sont prévisibles et évitables. S’ils sont éduqués et motivés, et s’ils sont entourés d’adultes prévenants, les enfants peuvent apprendre à adopter des comportements beaucoup plus sécuritaires. C’est là un but crucial pour nous car chaque fois qu’un enfant est blessé ou tué par suite d’un événement aisément évitable, tout le monde est perdant : l’enfant, sa famille, ses camarades de classe et ses amis, et la communauté tout entière.

Q : Est-ce que les écoles n’enseignent pas déjà la prévention des blessures aux enfants?

R : Dans certaines écoles, la prévention des blessures fait partie du curriculum general de santé et de sécurité. Dans d’autres, certains aspects de la prévention des blessures sont présentés dans le cadre de programmes offerts par le service des pompiers, la Croix-Rouge, etc. Mais dans bien des écoles, la prévention des blessures n’est pas une composante planifiée d’enseignement, de la maternelle à la 8e année.

Q : Pourquoi est-il important d’enseigner la prévention des blessures dans autant d’années?

R : L’éducation en matière de prévention des blessures repose sur la notion que les comportements sécuritaires résultent des attitudes et des valeurs personnelles sur la sécurité et le mieux-être. Pour bien inculquer ces attitudes et ces valeurs aux enfants, il faut leur communiquer fréquemment les messages de sécurité et leur donner la possibilité de mettre en pratique les comportements appropriés. De plus, il faut présenter des messages et des comportements différents aux enfants d’âges différents, car les risques de blessures auxquels les enfants sont confrontés changent à mesure qu’ils grandissent.

Q : Pourquoi est-ce que je devrais utiliser Sécurité en tout temps?

R : De toute évidence, votre coalition veut utiliser le meilleur outil éducatif pour son projet de prevention des blessures. Sécurité en tout temps est le programme qu’il vous faut. Sécurité en tout temps est le premier programme exhaustif de prévention des blessures destiné aux écoles. Conçu à l’origine par la National Fire Protection Association (NFPA), Sécurité en tout temps a été mis à l’essai sur le terrain avec succès aux États-Unis et au Canada. Pour plus de renseignements sur les diverses évaluations de Sécurité en tout temps, consultez le site Web suivant (en anglais) : http://www.nfpa.org/categoryList.asp?categoryID=1050&URL=Safety%20Information/For%20public%20educators/Education%20programs/Risk%20Watch%AE

Grâce à l’appui d’experts et de défenseurs nationaux et régionaux de l’éducation et de la prévention en matière de blessures, partout au Canada, la version canadienne comprend des renseignements, des statistiques, des ressources et des faits canadiens, et respecte la méthodologie et les normes canadiennes d’éducation. Le programme est composé de cinq modules d’enseignement (maternelle et jardin d’enfants, 1re et 2e année, 3e et 4e, 5e et 6e, 7e et 8e), avec des leçons axées sur les huit types de risques qui sont causes de blessures ou de décès pour le plus grand nombre d’enfants chaque année. Ces modules sont conçus de sorte à offrir un maximum de latitude, si bien que le programme peut être enseigné en tant qu’unité autonome ou facilement intégré aux matières principales du curriculum, comme la santé, les langues, les sciences ou l’éducation physique.

Q : Quel est le modèle du programme Sécurité en tout temps?

R : Le programme offre aux élèves une occasion sans précédent d’apprendre la prévention des blessures, d’appliquer leurs connaissances à des situations concrètes, et d’acquérir des attitudes et une motivation favorables à la prise de bonnes décisions dans une situation à risque. Chaque module a pour but de développer et d’approfondir les connaissances de chacun des élèves sur les questions de sécurité, de même que sa conscience des dangers, son autonomie de pensée, son sens de la responsabilité sociale et personnelle, ses comportements de prévention, sa motivation à se protéger et à protéger les autres. Avec le temps, cette « triade de sécurité » (connaissance, activité, engagement) aidera les élèves à être fortement conscients et déterminés dans leurs décisions concernant la sécurité. Chacune des composantes de cette « triade de sécurité » donne aux élèves la possibilité d’appliquer Sécurité en tout temps à leurs expériences quotidiennes. Avec le temps, au fur et à mesure que les capacités de développement des élèves progressent, cette application devient cyclique.

Q : Pourquoi est-il important que les enseignants participent à Sécurité en tout temps?

A : Les enseignants sont des modèles pour les enfants. Presque chaque jour, ils participent à l’expérience d’apprentissage des élèves et ils occupent une position unique pour leur donner l’exemple et exercer une influence positive sur leurs comportements. De plus, les enseignants ont la formation voulue pour faire participer les élèves au processus d’apprentissage, en suivant des méthodes pédagogiques adaptées au développement des élèves. Les enseignants peuvent donc rendre les leçons clairement compréhensibles aux élèves. Ils savent quels liens existent avec le curriculum et comment utiliser les activités principales existantes pour renforcer les principes de Sécurité en tout temps. Enfin, les enseignants sont extrêmement conscients des besoins particuliers de chaque élève et de sa situation familiale. Ils peuvent s’assurer qu’un « rapport » efficace est établi entre l’école et le foyer de l’élève.

Q : Quel est le moyen le plus efficace d’utiliser Sécurité en tout temps?

R : Sécurité en tout temps est un programme d’instruction séquentiel et complet sur la prévention des blessures, dont la progression se fait à partir des connaissances préalablement acquises. Comme cette structure favorise un niveau grandissant de compréhension et de complexité dans l’apprentissage, de la maternelle à la 8e année, la NFPA recommande d’enseigner le programme au complet. Cependant, chaque module peut être utilisé séparément, si bien qu’un système scolaire peut élaborer un plan de mise en oeuvre adapté à sa communauté.

Q : Quel est le contenu de Sécurité en tout temps?

R : Vous trouverez tout ce qu’il vous faut, pour vous et pour le personnel enseignant! Voici un récapitulatif!

Jeux de role

Chaque module de Sécurité en tout temps comprend un ensemble d’exercices de préparation et de conseils, pour amener les élèves à jouer des rôles adaptés à leur âge et à leur stade de développement. Les enfants de la maternelle et du jardin d’enfants jouent le rôle de conteurs d’histoires, qui partagent leurs histoires et prennent part à la présentation de récits sous diverses formes. Dans le module de 1re et 2e année, les enfants deviennent des détectives, à la recherche d’importants renseignements pour faire des choix judicieux et pour gérer leurs risques de blessures. Quand ils arrivent en 3e et 4e année, ils prennent le role de journalistes ou reporters, qui doivent faire appel à leurs compétences de pensée critique pour analyser les situations et pour alerter leur entourage de risques potentiels. En 5e et 6e année, ils jouent le rôle de modèles et recourent à des compétences avancées de communication pour agir en tant que promoteurs de la sécurité, capables d’identifier, d’étudier et de promouvoir des comportements de prévention des blessures à l’école et dans la communauté. Enfin, en 7e et 8e année, ils assument le rôle de mentors qui préconisent la prévention des blessures, tout en montrant l’exemple, en milieu scolaire et communautaire.

Cartes des leçons

Chaque module inclut huit cartes de leçons – soit une pour chacun des huit types de risques. Chacune de ces cartes comprend une partie « Connaître les faits », qui répertorie les faits saillants et les statistiques essentielles de ce type de risques. Chacune comporte aussi une partie « Renseignements pour les adultes », qui fournit les renseignements nécessaires sur la prévention des blessures pour présenter chaque sujet. De plus, chaque carte comprend un « Plan de leçon » pour les activités en classe, afin de permettre aux élèves d’élargir et d’appliquer leurs connaissances sur les différents types de risques. Les leçons sont adaptées à l’âge des enfants et permettent de faire des recoupements avec les principales matières du curriculum, afin de donner aux enseignantes une souplesse maximale dans la présentation des leçons. Chaque plan de leçon suit le format suivant :

Format d’un plan de leçon

Attentes – Connaissances et compétences spécifiques que les élèves acquièrent durant l’activité.
Ressources – Éléments de présentation de la leçon.
Réflexion – Discussions et/ou activités qui donnent aux élèves l’occasion de réfléchir aux préacquis, pour les aider à faire un apprentissage séquentiel d’année en année et pour les guider dans les liens à établir avec les années précédentes.
Procédure – Directives à suivre étape par étape pour présenter les activités de la leçon.
Réfléchis encore
– Discussions et/ou activités de suivi, pour permettre aux élèves de réfléchir aux connaissances apprises ainsi qu’à leurs comportements à l’égard des risques.
Démonstration de l’apprentissage – Indicateurs des connaissances que les élèves doivent pouvoir démontrer en fin de leçon.
Évaluation – Indication de deux attentes qui peuvent être mesurées dans les différentes écoles et régions, en vue d’objectifs plus larges d’évaluation.
Activités connexes – Activités supplémentaires qui peuvent être faites pour renforcer la leçon, dans des classes à années multiples ou tous les ans en alternance, afin de ne pas répéter les éléments appris précédemment.
Communication avec le foyer – Occasions de faire participer les parents ou tuteurs, de même que les membres de la famille, pour étendre le processus d’apprentissage de Sécurité en tout temps à l’environnement où le risque de blessures est souvent le plus grand – c’est-à-dire au foyer.
Communication avec la communauté – Occasions de faire participer les spécialistes locaux de la prévention des blessures, les parents ou tuteurs, ainsi que les autres membres de la communauté aux activités en classe.
Activités supplémentaires – Suggestions d’activités pour prolonger les expériences d’apprentissage audelà de la classe, jusque dans la communauté. Les activités font souvent appel à la participation des élèves, du personnel, des coalitions du programme Sécurité en tout temps et d’autres organismes de la communauté, travaillant de concert pour fournir des expériences uniques d’apprentissage informationnel aux membres de la communauté.
Considérations d’ordre régional – Questions qui peuvent s’avérer pertinentes dans une ou plusieurs des différentes régions du Canada.

Remarque spéciale pour les évaluateurs canadiens : Évaluation

Quand on met en application un programme, il importe de suivre ses répercussions sur les utilisateurs ou les participants. La partie consacrée à l’évaluation dans le plan de leçon indique les connaissances que devrait acquérir tout enfant participant à Sécurité en tout temps au Canada. Cependant, l’un des défis poses par l’évaluation d’un programme est de mesurer des objectifs similaires quand différentes personnes font différentes activités dans une même école, dans d’autres écoles ou à l’échelle du pays. Pour tenir compte de cette diversité potentielle, et pour créer un système efficace d’évaluation, chaque plan de leçon indique les éléments d’évaluation qui se prêtent à une comparaison plus globale au niveau de la démonstration des comportements d’apprentissage. Si une classe fait partie d’une évaluation formelle de la version canadienne de Sécurité en tout temps, les deux comportements indiqués dans la partie Évaluation constituent les objectifs auxquels devraient tendre les élèves de cette classe.

Pour appuyer le travail des futurs évaluateurs du programme Sécurité en tout temps, nous avons donc défini un processus d’évaluation qui permet une comparaison croisée. Nous recommandons que les évaluateurs se concentrent sur au moins deux des huit types de prévention des blessures. On demandera aux élèves d’analyser un scénario de risques relatif à la prévention des blessures et de démontrer les connaissances acquises en :
  • énonçant quels dangers ils devraient chercher à identifier;
  • disant ce qu’ils penseraient faire;
  • décrivant et expliquant les choix qu’ils feraient personnellement dans une telle situation.
Remarque : Tout au long des plans des leçons, vous trouverez des références aux « mentors ». Ce terme est employé quand on parle des possibilités d’apprentissage pour âges multiples, c’est-à-dire quand des élèves plus âgés prennent « sous leurs ailes » des élèves plus jeunes et leur servent de modèles, en leur communiquant des messages sur la prévention des blessures. Les plus âgés peuvent partager leurs connaissances en présentant leurs projets aux classes des plus jeunes. À leur tour, les plus jeunes peuvent partager leurs activités avec leurs mentors, en vue d’un renforcement positif. Si on le préfère, on peut également faire bon nombre de ces activités par groupes de deux élèves.

Cartes des icônes des types de risques

Chacun des huit types de risques couverts par Sécurité en tout temps est représenté par un icône qui constitue un rappel visuel des messages clés sur la prévention des blessures. Vous pouvez utiliser ces cartes hautes en couleurs pour créer des panneaux d’affichage, et vous pouvez reproduire les renseignements donnés au dos de chaque carte (3e à 8e année) pour communiquer aux élèves des messages clés sur la prévention des blessures, dans chacun des types de risques.

Sécurité en tout temps
: Passons à l’action! — Activités interactives

Chacun des modules de Sécurité en tout temps inclut une ou plusieurs activités terminales d’apprentissage faites pour donner aux élèves l’occasion d’appliquer pleinement l’ensemble de leurs connaissances, ainsi que leurs compétences de pensée critique et de prise de décisions. Ceci constitue une partie essentielle du programme Sécurité en tout temps, car les élèves ont ainsi l’occasion de répéter les étapes de réflexion et d’action qui les aideront à faire des choix éclairés sur les risques dans leur vie. Le concept expérientiel de ces activités, à la fois pertinent et divertissant, encourage les élèves à participer et à penser de manière critique.

Lettres à l’attention des parents ou tuteurs

Pour amener les élèves à apprendre et à utiliser des comportements de prévention des blessures en dehors de la classe, il est important de maintenir la communication avec les parents ou tuteurs. La section consacrée aux « Lettres à l’attention des parents ou tuteurs » comprend une lettre thématique qui leur fournit des renseignements sur la prévention des blessures, pour le type de risques étudié en classe. Ces Lettres fournissent des conseils, dans les rubriques intitulées « Renseignements supplémentaires pour les parents ou tuteurs » et « Ce que vous pouvez faire chez vous ». Cette section comprend également une lettre d’introduction aux parents ou tuteurs ainsi que deux lettres supplémentaires, l’une pour la période des fêtes, et l’autre pour la période du printemps et de l’été.

Outils d’évaluation

La section des Outils d’évaluation comporte un Test des connaissances à utiliser comme test préliminaire et test final des connaissances des élèves, de même qu’un Sommaire des résultats du test. Elle comprend aussi un Compte-rendu d’un succès, pour aider la NFPA à identifier les élèves qui font bon usage de leur formation Sécurité en tout temps et parviennent ainsi à éviter ou à minimiser les possibilités de blessure ou de décès lors d’un incident réel. Enfin, cette partie inclut un Sondage pour les enseignants, qui vous invite à faire des suggestions sur la manière dont la NFPA peut améliorer Sécurité en tout temps à l’avenir. Vous pourrez également trouver les outils d’évaluation sur le site Web de Sécurité en tout temps (en anglais) : http://www.riskwatch.org.

Solliciter les ressources

Il existe de très nombreuses autres ressources pour compléter l’enseignement de la prévention des blessures, dans la classe et dans la communauté. La partie Solliciter les ressources donne une liste d’organismes connexes et d’autres ressources, pour chacun des types de prévention des blessures. Cette partie comporte également une liste de ressources générales, de ressources sur la sécurité du transport ferroviaire et de ressources sur la sécurité à la ferme.

Q : Combien de temps faut-il pour enseigner Sécurité en tout temps?

R : Le temps à consacrer aux leçons de Sécurité en tout temps varie selon les années d’enseignement et selon les types de risques. Il est suggéré aux enseignants de passer en revue les plans des leçons pour déterminer comment chacun peut s’insérer au mieux dans le curriculum de leur classe. Vous trouverez ci-après des suggestions quant à la démarche à suivre pour enseigner Sécurité en tout temps.

Programme intensif – Ce programme ciblé requiert moins de temps à mettre en oeuvre. Dans ce cas, les enseignants devraient présenter les renseignements fournis dans les cartes des leçons en choisissant un type de risques par semaine. Une fois tous les types couverts, ils devraient sélectionner une activité de la partie Sécurité en tout temps : Passons à l’action! pour permettre aux élèves d’appliquer les connaissances acquises.

Programme complet – Ce programme d’un an consiste à enseigner les huit leçons dans leur intégrité, en choisissant un type de risques par mois et en terminant avec les activités de Sécurité en tout temps : Passons à l’action! Bien qu’il n’y ait pas de séquence prescrite, nous vous recommandons de présenter les leçons selon le calendrier suivant :

Septembre : La sécurité des véhicules motorisés
Octobre : La prévention des incendies et des brûlures
Novembre : La prévention des étouffements, des suffocations et des strangulations
Décembre : La prévention des intoxications
Janvier : La prévention des blessures dues aux armes à feu
Février : La prévention des chutes et des blessures sur les terrains de jeu
Mars : La sécurité des cyclistes et des piétons
Avril : La sécurité aquatique et la sécurité sur la glace
Mai : Sécurité en tout temps : Passons à l’action! (activités terminales d’apprentissage pour appliquer les compétences acquises grâce à Sécurité en tout temps)

Les enseignants peuvent aussi choisir certains mois pour enseigner des sujets précis de la prévention des blessures, quand ces sujets sont au calendrier des événements dans leurs régions (p. ex., Semaine de la prévention des incendies, au début d’octobre).

En troisième option, les enseignants peuvent structurer le programme librement selon les besoins de leurs élèves et selon le curriculum de leur province ou de leur territoire.

Q : Est-il possible de personnaliser Sécurité en tout temps pour inclure des renseignements sur d’autres risques particuliers à ma communauté?

R : Oui. Bien que les statistiques canadiennes fassent clairement ressortir le besoin d’éduquer les enfants dans les types de risques couverts par Sécurité en tout temps, vous voudrez peut-être appliquer les mêmes concepts pour présenter des sujets qui préoccupent tout particulièrement vos élèves (comme la Sécurité du transport ferroviaire, la Sécurité à la ferme, la Sécurité dans les sports). Vous pouvez également utiliser Sécurité en tout temps avec d’autres programmes existants de santé et de sécurité. Les lignes directrices du curriculum de votre province ou de votre territoire, les mandats de votre conseil scolaire et les préoccupations de votre région peuvent vous aider à déterminer quels types de risques vous devriez privilégier avec vos élèves.

Q : Est-ce que Sécurité en tout temps donne des résultats?

R : Sécurité en tout temps a subi plusieurs mises à l’essai complètes, sur le terrain. Vous trouverez les résultats de ces tests et leurs mises à jour sur le site Web suivant (en anglais) : http//www.nfpa.org/riskwatch/advocate_eval.html

Ces essais confirment que Sécurité en tout temps a des répercussions positives sur la connaissance et sur la sensibilisation des élèves en matière de sécurité.

Tâches de leadership

Passez en revue les cinq modules de Sécurité en tout temps. En tant qu’un des leaders du processus de mise en oeuvre, vous devez bien comprendre la structure et le contenu de cette ressource. Vous n’avez pas besoin d’être expert, mais vous devez pouvoir répondre aux questions sur le programme. Et on vous posera bien des questions! Votre capacité à y répondre aura une influence directe sur votre réussite.

Déterminez la place accordée à la prévention des blessures dans les programmes de développement de la petite enfance, dans votre région et dans vos écoles locales. Rendez visite à des spécialistes du curriculum, à des directeurs d’école et à des enseignantes pour vous faire une idée précise des comportements et des messages de prévention qui sont enseignés de la maternelle à la 8e année. Les praticiens de la santé publique de votre région pourront vous aider à recueillir ces renseignements.

Déterminez quels organismes et organisations communautaires participent déjà à des projets éducatifs de prévention des blessures chez les enfants. Tous ces organismes et organisations sont des partenaires potentiels de votre coalition. Assurez-vous de considérer tous les huit types de blessures inclus dans Sécurité en tout temps.

Faites des recherches sur le problème des blessures chez les enfants dans votre communauté. Le but est de comprendre les causes les plus fréquentes de blessures pour chacun des groupes d’âge. Ces renseignements vous aideront à concentrer vos efforts sur les problèmes cruciaux, de même qu’à promouvoir Sécurité en tout temps auprès des décideurs scolaires, des commanditaires, etc. Vos sources locales de renseignements pourront inclure les services de santé publique, les hôpitaux, les services de pompiers, les services chargés du maintien de l’ordre et les organismes provinciaux ou territoriaux.